Yasémine

Lorsque j’ai commencé à enseigner à la fin de mes études, j’avais plein d’idéaux (je serais une super prof, à l’écoute de ses élèves, ferme mais juste…) et aussi plein d’exigences: dès le départ, je me ferais respecter, les élèves suivraient mes consignes et bosseraient, ils seraient calmes, respectueux… Et tout le monde m’apprécierait!

Et une petite voix dans la tête “tu seras un bon prof s’il n’y a pas du bruit en classe, ce qui montrera qu’ils te respectent et aiment ton cours”.

Bien évidemment, il y avait du bruit en classe, parfois même vraiment beaucoup. Et j’étais pas sûre du tout qu’ils aimaient mon cours. Du coup, je m’efforçais de trouver des façons de faire qui ne me convenaient pas toujours dans l’espoir que cela leur convienne.

Parfois ça allait…Un peu, pendant quelques cours…Et j’étais rarement très satisfaite du résultat. Pourtant j’étais sympa avec les jeunes…mais ça ne marchait pas. Je n’étais pas très confiante. je travaillais tous les soirs, les week-end et je n’en pouvais plus.

J’ai arrêté d’enseigner au bout de deux ans (des intérims) et j’ai rejoint mon copain en Australie. Je ne voulais plus entendre parler d’école.

Et un jour, de retour en Belgique, j’ai recommencé.

Mais après avoir travaillé sur moi avec Marie-Isabelle qui m’a fait lire le livre d’Emmanuelle Piquet.

Dans mes premières expériences de prof, sous des dehors « cool »,j’étais rigide et coincée par ma vision du rôle de l’enseignant

  • Je voulais travailler et faire travailler,
  •  Je voulais faire mon programme,
  • Je voulais des élèves respectueux, polis,
  • je voulais qu’ils m’aiment,
  • Je voulais des élèves à l’heure,
  • Je voulais respecter le règlement,
  • Je voulais aider tous les élèves,
  • Je voulais que élèves, parents, collègues, direction reconnaissent et apprécient mes efforts,
  • Etc.

Mon 180° à moi, ce fut d’accepter:

  • que j’avais le droit de ne pas aimer enseigner de manière traditionnelle,
  • que mes élèves avaient le droit de ne pas aimer mon cours aussi intéressant soit-il (à mes yeux), qu’ils pouvaient ne pas apprendre (et en assumer les conséquences),
  • que mes élèves survivraient (et peut être même très bien)  sans cartonner dans mon cours,
  • que je n’étais pas responsable de tout ce que mes élèves faisaient en classe ,
  • que j’étais pas obligée de faire exactement comme mes collègues,

J’ai encore des tas de chose à apprendre , l’année est hyper compliquée pour moi avec le Covid et l’enseignement hybride . Je tiens le coup plus facilement que prévu et le coaching systémique m’aide à trouver mes marques.

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